Ce poème a été écrit au Camping LA HABANA, le 22 mai, 1980 ;

 puis lu, dans sa version espagnole, dans l’émission : EL OJO CRÍTICO (l’œil critique),

de Radio Nacional de España

(Radio Nationale d’Espagne).

 

 

 

La Mer

 

Jamais monotone,

toujours belle,

toujours changeante :

bleue, verte ou grise ;

reflets mauves,

reflets dorés ;

parfois calme et câline,

parfois triste à mourir,

parfois colère et bruyante,

parfois gaie et luronne,

selon le goût du temps.

 

Jouant avec les poissons,

avec les mouettes blanches ;

jouant avec la lune,

avec un rayon de soleil.

 

Au bord de la mer,

miroir du ciel,

laisse voguer ta pensée

toutes voiles déployées,

à travers l’eau salée

réchauffée par le soleil,

romantique et rêveuse,

sous la voûte étoilée.

 

Ensorcelante immortelle,

berceau de la vie,

jalousement tu la reprends

à ceux que tu choisis.

 

Tu roules tes hanches provocantes

te moquant des pleurs des humains.

 Leurs larmes sont bagatelle

quand tes sanglots

font couler tant de bateaux !